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Pierre Mac Orlan s'invite au festival Loperhet en Ebullition !

Publié le par CasaNostra

Dimanche prochain se tient la cinquième édition du festival de la bande dessinée et du livre jeunesse Loperhet en Ebullition. Cet événement attire à lui passionnés, lecteurs omnivores et promeneurs curieux. Mais une chose est sûre : Pierre Mac Orlan, aussi, sera de la partie !

Un auteur ne meurt pas tant qu'on le lit, tant qu'on le partage, tant que ses mots nourrissent la création des autres. On lit et on partage toujours les livres de Mac Orlan, L'Ancre de miséricorde, Le Chant de l'équipage, Le Quai des Brumes ou encore Le Carrefour des Trois couteaux. Son œuvre irrigue toujours la création contemporaine. Ce n'est pas Riff Reb's, présent à Loperhet ce dimanche, qui nous contredira. Avec beaucoup de talent et de force il a adapté À bord de l’Étoile Matutine. Les mots de l' « aventurier immobile » l'ont marqué à tel point qu'il lui a rendu un second hommage dans Hommes à la mer, aux côtés de William Hope Hodgson, Edgar Allan Poe, Marcel Schwob, Robert Louis Stevenson et Joseph Conrad.

Les locaux de l'étape Arnaud Le Gouëfflec et Briac, eux aussi, ne nous contrediront pas qui ont signé La Nuit Mac Orlan, aux éditions Sixto. Un album puissant, véritable clé d'entrée dans l'univers envoutant et ô combien protéiforme de l'écrivain de Saint-Cyr-sur-Morin.

Aussi, dimanche, si jamais vous croisez un énergumène affublé d'un béret écossais, d'une pipe et d'un perroquet sur l'épaule... Vous saurez que « quand on possède le goût des gens exceptionnels, on finit toujours par en rencontrer partout. »

Pierre Mac Orlan s'invite au festival Loperhet en Ebullition !

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Rencontre Oufipo avec Arnaud Le Gouëfflec

Publié le par CasaNostra

Demain, venez assister au portrait radiophonique en public de Arnaud Le Gouëfflec, scénariste de bande dessinée, écrivain, auteur d'une oeuvre ô combien ramifiée, déclinée à travers disques, romans, BD et autres curiosités. La rencontre sera animée par Hervé Eléouet, poète public. 

 

Chez Sixto, Arnaud Le Gouëfflec a signé La Nuit Mac Orlan, avec Briac, et Basile et Massue, à paraître en mai prochain.

 

Sur inscription au 02.98.00.89.80. En partenariat avec la webradio Oufipo.

 

Nota bene : Oufipo pour Ouvroir de finistérités potentielles, le nom de la webradio créée il y a quatre ans par l’asso Longueur d’ondes. 

 

 

MÉDIATHÈQUE DE SAINT-MARC  - 4, place Vinet, Brest - Tél : 02 98 00 89 80

Rencontre Oufipo avec Arnaud Le Gouëfflec

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Tous à Rue des Livres

Publié le par CasaNostra

Ce week-end, retrouvez nos auteurs sur le stand Sixto lors du Festival Rue des Livres à Rennes.

 

L’Atelier Culturel de Maurepas est une association de Loi 1901. Crée et implantée à Maurepas, quartier populaire de la ville de Rennes, elle organise le festival Rue des Livres depuis sa quatrième édition en 2010. Elle a pour mission le développement et l’organisation du festival sur le quartier et la métropole. Elle agit également dans le champ de la médiation culturelle et propose tout au long de l’année des animations, expositions, sorties et rencontres culturelles sur la ville.

Ce week-end venez à la rencontre, notamment, des auteurs des éditions Sixto : Sandra Martineau, Briac, Lambda, Stéphane Le Carre et Cyrille Launais.

Tous à Rue des Livres

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Retrouvez Briac au festival Penn Ar BD

Publié le par CasaNostra

Le dimanche 8 mars, retrouvez Briac et une trentaine de dessinateurs et scénaristes de bande dessinée dont Gildas Java, Wilfrid Lupano, Hermann ou encore Jérôme Hamon.

Egalement au programme : dédicaces, ventes de bandes dessinées et de disques, exposition, atelier mangas, attribution du Grand Prix de la BD bretonne et concours de dessin destiné aux enfants.

Notez que Penn Ar BD s’associe à l’action de l’association Céline et Stéphane contre la leucémie.

 

Pratique: tarif 3€, gratuit pour les moins de 13 ans / salle USGEL de Kerfeunteun, 64 avenue de la France Libre, Quimper

Illustration de Briac

Illustration de Briac

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Cyrille Launais s'entretient avec BD Best

Publié le par CasaNostra

Cyrille Launais vient de s'entretenir avec Dominique Vergnes de BD Best.

Nantes, ce n'est pas seulement des salles de spectacle ou des lieux culturels qui innervent cette ville, mais ce sont aussi des auteurs et de petites maisons d'édition qui la font vivre et la rendent si spéciale. Intéressons-nous donc à la collection BD "Casanostra" de "Sixto éditions", spécialisée dans le thriller noir, très noir (il n'y a plus d'espoir !). Qui dit thriller noir, dit atmosphère de série noire, phrasé particulier avec des expressions à la nantaise. Rencontre avec l'auteur nantais, Cyrille Launais, qui a su si bien recréer une époque, les années 1950 à Nantes, avec sa première BD "Les voleurs de cerveaux".

 

Je reviens du festival d'Angoulême, vous avez vu que les auteurs BD avec le SNAC BD ont manifesté dans les rues d'Angoulême le samedi 31 janvier.

Oui, j'ai vu cela et ils ont bien raison. Moi-même, je n'ai publié qu'un seul livre mais je me sens bien sûr concerné par les problèmes des auteurs BD. C'est un métier très précaire, auteur BD.

Oui, à Angoulême se sont déroulés aussi les États généraux de la BD.

Oui, j'ai vu cela.

Au départ, sur le plan professionnel, vous avez travaillé au sein d'une troupe de marionnettistes.

Oui, on était dans une formation associative. Comme moi, j'étais graphiste et plasticien au départ, ça m'a permis de découvrir un autre univers professionnel. On a fait ainsi des ateliers de marionnettistes pour des adultes et des enfants, nous sommes intervenus en collège, en écoles primaires, en centre d'éducation spécialisée et hôpitaux... Il s'agissait de faire apprendre et de savoir bricoler avec les mains, on leur apprenait à construire une marionnette. Ce fut une démarche passionnante, car c'est un art populaire ! Avec les marionnettes, on peut toucher à bon nombre de personnages et créer des spectacles de qualité. Je fais ça en parallèle de la BD.

Moi, j'ai arrêté l'école en troisième, j'étais un cancre fini, je m'ennuyais. Il n'y avait que les choses artistiques qui m'intéressaient, je voulais vraiment faire un métier de création, de graphisme. Ainsi, j'ai beaucoup travaillé en autodidacte car la BD, on est seul face à ses dessins. Je me suis vite retrouvé coincé par mon manque de technique classique. J'ai donc suivi une formation de dessin par correspondance pour acquérir les bases de formation classique. Plus tard, c'est au contact de collectifs d'artistes et sur des projets artistiques que j'ai appris la pédagogie et le travail avec du public.

A Angoulême, vous avez vu les auteurs BD récompensés ?

Oui, j'ai vu pour Riad Sattouf, il le mérite pour son dernier album "L'Arabe du futur", BD de circonstance d'ailleurs.

Et donc "Les voleurs de cerveaux", c'est bien votre premier album ?

Oui, et on en est à la seconde réédition avec près de 1000 exemplaires de plus.

Dans votre BD "Les voleurs de cerveaux", vous avez recréé des rues et l'atmosphère de Nantes, même chose pour l'architecture nantaise.

Oui, tout à fait, c'est une ville aux divers visages, ville industrielle avec plein de petites rues, ville avec des canaux, ville prolétaire, surréaliste aussi. J'ai un autre projet BD qui se passerait toujours à Nantes, mais là, pour l'histoire BD, la Tour de Bretagne aurait disparue du jour au lendemain, sans gravats, ni attentats. Une jeune inspectrice serait chargée de l'affaire, BD avec beaucoup d'humour, mais aussi un thriller noir.

Comme pour le premier album BD, vous allez tout faire: graphisme, encrage, scénario...

Oui sûrement pour cette BD, mais je suis ouvert à toute proposition, j'ai l'habitude de travailler dans des collectifs d'artistes ; je suis ouvert à tout projet d'artiste, à toutes les idées. Je suis dans un collectif d'artiste appelé  "Les ateliers de la luciole", où j'interviens aussi pour des caricatures, du modelage ou des sculptures. On réalise des expositions BD, on expérimente beaucoup aussi, c'est passionnant.

Votre style de dessin semble être très réaliste.

Assez, finalement. Le personnage principal est assez simple, réaliste ; on peut facilement s'assimiler à lui, par contre, les gangsters le sont moins. Dans cette BD, j'ai beaucoup travaillé les dialogues. J'ai fait intervenir les différences sociales dans les dialogues, notamment le chef des gangsters qui est un homme en cravate, distingué mais qui est le pire de tous finalement, c'est lui le plus mauvais. J'ai travaillé sur le parler nantais à travers les personnages, avec des expressions du coin.

Finalement, vous aimez bien les dialogues à la Michel Audiard.

Oui, mais ce sont surtout des expressions nantaises ou du pays nantais C'est la musique ancienne du coin, des expressions imagées venant d'un peu partout car Nantes est une ville cosmopolite.

Je suppose que vous avez pris sur croquis des monuments patrimoniaux nantais.

Sur cet album, j'ai travaillé pendant 3 ans. Je savais, dès le départ, la chute de l'album ; j'ai travaillé et me suis renseigné sur les circuits de rue nantais de l'époque, c'est pourquoi, j'en ai fait un livreur, pour bien connaître les rues de Nantes.

Et vos influences, ce sont Maurice Tillieux, E.P. Jacobs, Tardi ?

Oui et les lecteurs me le font bien remarquer. J'aime bien le classicisme en BD. De toute manière, ma maison d'édition nantaise « SIXTO » est vraiment spécialisée dans le polar noir, très noir. Que ce soit pour les BD collection « Casanostra », ou pour les romans collection « Le Cercle ». Moi, dans mon album, ce n'est pas que du noir, j'y distille un peu d'humour.

Et donc votre album "Les voleurs de cerveaux" a été tiré à combien d'exemplaires ?

Il a été tiré à 1000 exemplaires. Et il va y avoir des rééditions d'albums de la collection "Casanostra" que ce soit "L'Ange Noir" et "les voleurs de cerveaux", tous les 2 tirés à 1000 exemplaires à nouveau. On est distribués dans tout le grand ouest français. Moi-même, je fais pas mal de festivals pour connaître mes lecteurs et je fais ma publicité sur réseaux sociaux.

Vous avez été au festival de Saint-Malo en 2014 ?

Oui, ils avaient avancé les dates du festival d'ailleurs à cause de "la route du Rhum", il y avait moitié moins de visiteurs cette année. Malgré tout c'était très impressionnant! Fin février, j'irai au festival de Pouzauges en Vendée. Le 15 Mars à Rennes au festival "Rue des Livres" et le 29 au salon BD de Loperhet (Brest).

Les derniers albums BD qui vous ont influencé ?

Les auteurs, Briac et Le Gouëfflec, leur BD sur "La nuit Mac Orlan"par exemple est remarquable, histoire très surprenante ; Briac dessine comme un peintre, chaque case ressemble à une peinture d'ailleurs. A Saint-Malo, j'ai découvert aussi la BD en 3 D "Jim Curious" de Matthias Picard, graphiquement, c'est complètement délirant, c'est décalé, enfantin et poétique. J'ai relu un "Adèle Blanc-Sec"dernièrement, un Franquin de temps en temps aussi. J'aime bien  relire des classiques BD. C'est toujours intéressant d'avoir un pied dans la modernité et un dans le classique!

Votre premier album "Les voleurs de cerveaux" a été accepté de suite à "Casanostra"

Ils m'ont fait confiance. Je leur ai proposé un synopsis. J'ai beaucoup travaillé avec des notes, des croquis aussi. La narration étant très importante, j'ai fait attention aux nombreux détails de l'album.

Propos recueillis par Dominique Vergnes.

Cyrille Launais

Cyrille Launais

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L'Odyssée des mots de Arnaud Le Gouëfflec

Publié le par CasaNostra

Cette année, l'Odyssée des mots est 100 % polar, et Arnaud Le Gouëfflec est de l'aventure !

L'événement littéraire organisé par le réseau des médiathèques de Quimper Communauté se tient du 10 janvier au 21 mars.

Pour la sixième édition, les médiathèques nous ont concocté quelques surprises et nouveautés autour d’un genre aussi inquiétant qu’excitant : le polar. Nous retrouverons également les cycles et rendez-vous désormais habituels avec de nombreux invités pour les grands comme pour les petits.

Ainsi, Arnaud le Gouëfflec, scénariste de La Nuit Mac Orlan, entre autres, animera au kiosque de la médiathèque des Ursulines un café littéraire le jeudi 12 février à 18 heures. Il y parlera de son rapport au polar et de ses différents projets en cours, dont la parution de Basile et Massue aux éditions Sixto en mai prochain.

Nous le retrouverons à 18 heures le lendemain à la médiathèque des Ursulines en compagnie de son compère John Trap (entrée libre et gratuite). Leur spectacle mêle poésie et musique tribale bricolée inspirée par l’exotica, l’album Gainsbourg percussions, et d’autres influences occultes… Sur scène, les deux musiciens alterneront créations personnelles (qu’on retrouve sur l’album Soleil Serpent) et textes d’Aimé Césaire, Jean Cocteau, Pierre Mac Orlan et Géo Norge.

Arnaud Le Gouëfflec et John Trap (crédit : Ouest-France)

Arnaud Le Gouëfflec et John Trap (crédit : Ouest-France)

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La Nuit Mac Orlan

Publié le par CasaNostra

Sur son blog, Le blog de Yv, Yves Mabon nous livre son avis sur La Nuit Mac Orlan de Arnaud Le Gouëfflec et Briac.

"Marin arrive à Brest pour y rencontrer un bouquiniste qui possèderait un manuscrit inédit de Pierre Mac Orlan, l'auteur du célèbre Le quai des brumes. Bientôt, il se retrouve en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d'un puzzle diabolique." (quatrième de couverture)

Il y a longtemps que j'attendais de lire cette bande dessinée, depuis que j'avais découvert les éditions Sixto avec Les voleurs de cerveaux. Ensuite, l'éditeur, puisque j'ai "liké" sa page facebook, m'alléchait avec des teasers sur cette BD. Puis, j'ai eu l'occasion de lire d'autres livres mais l'idée est restée. Alors Noël arriva et l'occasion de la mettre sur ma liste... Voilà comment je me retrouve donc avec cet album dans les mains. Vous savez tout de ma vie.

Point n'est besoin de connaître la littérature de Pierre Mac Orlan avant de tourner les pages, la preuve, il me semble bien n'avoir rien lu de lui. Je connaissais son nom, mais c'est tout. Autant dire que maintenant, j'ai très envie de découvrir son œuvre.

Pour l'intrigue (Arnaud Le Gouëfflec), vous imaginez un bouquiniste peut-être retors, un jeune home thésard et admirateur de Mac Orlan, une belle fille, Marguerite toujours prête à aider son prochain surtout si ce prochain est poursuivi par le commissaire Bourrel qu'elle exècre, un taggueur Teuz et vous les mettez tous dans une même course au trésor, car trésor -sans doute cet inédit de Mac Orlan- il y a. A cela vous ajoutez la ville de Brest, la nuit. Une nuit infinie.

Pour le dessin, des couleurs sombres, nuit oblige ; les couleurs vives sont la robe de Marguerite et le manteau de Bourrel plus quelques lumières ici et là dans une ville la nuit. Dans son article sur cette BD, Marie-Florence des huit plumes parle des dessins de Briac comme de "tableaux, assemblés les uns aux autres pour constituer un album." Je n'aurais pas dit mieux, je cite donc...

Le tout donne un album excellent, original, assez loin de la production habituelle, qui parle littérature et aventure et même littérature d'aventures.

Pour les références à l'œuvre de Mac Orlan, je les imagine plus nombreuses que celles expliquées par Marin ; il y en a sans doute de cachées que les connaisseurs trouveront. Pour les autres, comme moi, cette bande dessinée est une belle entrée dans l'œuvre de Pierre Mac Orlan qui ne demande qu'à être confirmée par la découverte de ses romans.

 

Arnaud Le Gouëfflec et Briac, place Guérin à Brest

Arnaud Le Gouëfflec et Briac, place Guérin à Brest

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Cyrille Launais, illustrateur et marionnettiste

Publié le par CasaNostra

Scénariste et dessinateur de l’album de bande dessinée Les Voleurs de cerveaux, Cyrille Launais est avant tout marionnettiste et enseignant au sein de la troupe Fil à fil depuis presque vingt ans.

Il propose aux petits et aux grands de s’initier à la réalisation de marionnettes. L’activité, conviviale et ludique, est « clés en mains», l’artiste fournissant matériaux et matériels.

Grâce à une importante préparation menée en amont, la marionnette prend vie en vingt minutes à peine lors de l’atelier. Il ne reste plus alors, qu’à laisser libre cours à son imagination pour lui faire raconter de belles histoires.

N'hésitez pas à contacter Cyrille, les enfants vous diront merci !

Caricature en volumes réalisée par Cyrille Launais

Caricature en volumes réalisée par Cyrille Launais

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A la rencontre de Mac Orlan

Publié le par CasaNostra

Il y a de cela quelques semaines, Le Télégramme a publié en dernière page, toutes éditions, une entrevue avec l'auteur de bande dessinée Briac.

Dessinateur et scénariste de bande dessinée, le Guingampais Briac Queillé, 47 ans, est un artiste au parcours original. Il présente son dernier ouvrage, « La nuit Mac Orlan », coréalisé avec l'auteur brestois Arnaud Le Gouëfflec, à l'occasion du salon du polar, à Lamballe (22), qui se tient ce week-end.

Dessinateur et scénariste de BD, vous avez désormais trois ouvrages à votre actif. Quel est votre parcours ?

D'aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours dessiné. Par la suite, j'ai fait une année aux beaux-arts... Mais j'étais plus souvent au café d'en face qu'en cours. J'ai ensuite fait deux ans d'atelier de BD à Paris, à la Grande Chaumière si je me souviens bien. Puis j'ai suivi d'autres voies, histoire de gagner un peu ma vie : la déco, l'illustration, avec pour objectif de me consacrer plus tard à la bande dessinée uniquement. Bref, je suis un autodidacte ! Vers 38 ans, j'ai attaqué « Armen » (éditions Le Télégramme, NDLR), mon premier ouvrage. J'avais toujours eu cette histoire en tête. Un huis clos sur un phare, sans trop de mouvements, sans grande histoire rocambolesque. J'avais eu un flash en lisant un article sur la cohabitation entre des gardiens de phare bretons et des marins allemands durant la Seconde Guerre mondiale - ils ne les faisaient fonctionner que pour les navires allemands. Ce récit illustré a été prépublié en série dans Le Télégramme et les éditions ont pris la suite. Et après, j'ai embrayé avec « Les gens du Lao Tseu », dont l'action se déroule dans un cabaret à Recouvrance, dans les années 1920. J'ai ensuite collaboré à un ouvrage collectif, « Quai Divers », publié par Sixto Éditions. L'éditeur, Lionel Durand, m'a donné l'opportunité d'écrire une histoire sympa sur les gares bretonnes.

C'est Sixto éditions qui publie « La nuit Mac Orlan », que vous avez réalisé avec le scénariste Arnaud Le Gouëfflec. Comment est né ce projet ?

De la rencontre avec Arnaud, lors d'un salon. On a beaucoup parlé. Il avait lu mes BD et j'avais lu une partie de son travail. On a parlé de Mac Orlan un peu par hasard et on s'est dit qu'on écrirait bien ensemble une histoire originale sur un Brest « qui suinte ». Vous voyez l'idée ? (rires). À partir de cette atmosphère, on voulait conter le destin de l'individu qui serait complètement ballotté au fil de et dans l'histoire. Dans un univers à la Pierre Mac Orlan évidemment.

De quoi parle « La nuit Mac Orlan » ?

Il s'agit d'une déambulation dans Brest et dans l'oeuvre de Pierre Mac Orlan, dans laquelle Arnaud s'est plongé pendant plusieurs mois pour en dégager tous les thèmes principaux. C'est l'histoire d'un thésard qui bosse sur Mac Orlan et qui vient à Brest à la recherche d'un manuscrit perdu. Notre BD fait 53 pages et est donc sortie en mai chez Sixto. On est plutôt content de la façon dont fonctionne le bouche-à-oreille pour le moment. On doit en avoir vendu plus de 2.000 exemplaires alors qu'on n'a pas de diffuseur. C'est plutôt bien, sachant que Sixto est encore une jeune maison d'édition indépendante.

Vous avez un style particulier, proche de la peinture. L'ambiance graphique de vos ouvrages est également très sombre et liée à la mer... Est-ce un choix ? Bon, déjà, je suis breton, alors la mer, c'est souvent une constante (rires). Mais, plus sérieusement, il est vrai que j'aurais pu m'orienter vers la peinture. Mais je pense que l'ouverture et le regard que nous avons vers la mer permettent un autre départ. Pour moi, il s'agit d'un sujet à histoire quasi inépuisable. Un horizon, en quelque sorte. Quant à mon style, il me vient des expressionnistes ou des « vieux » de la BD comme Tardi, Pratt ou Moebius. Je pense vraiment que le dessin a son importance dans la BD. Et ce qui complète une oeuvre, c'est l'osmose avec le scénariste. Moi, je l'ai trouvée avec Arnaud, pour ce dernier album. C'est celui dont je suis le plus fier.

Vous avez un nouveau projet en cours, avec Le Gouëfflec ?

Tout à fait. « Méridien » parle d'une expédition de savants français au XVIIIe siècle, du côté de l'Équateur. L'histoire est basée sur des faits réels mais demeure totalement surréaliste. Il s'agit d'une mission de neuf ans commanditée par le roi qui voulait faire mesurer un arc de cercle de méridien afin de prouver la forme exacte de la terre.... Je vais bientôt être en résidence à Saint-Brieuc (à la Maison Louis Guilloux où seront exposées les planches de « La nuit Mac Orlan », NDLR) pour imager tous ces savants traversant l'Amazonie, escaladant les Andes, et tout ça sur fond d'espionnage. C'est un peu entre le film « Fitzcarraldo » et les aventures de Corto Maltese. Bref, l'histoire est dingue. Je crois que nous aussi, nous partons vers une grosse aventure...

Nora Moreau

Pour « La nuit Mac Orlan », Briac Queillé confie avoir travaillé en osmose avec le scénariste Arnaud Le Gouëfflec. Photographie Le Télégramme

Pour « La nuit Mac Orlan », Briac Queillé confie avoir travaillé en osmose avec le scénariste Arnaud Le Gouëfflec. Photographie Le Télégramme

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Des taille-crayons contre des Kalachnikovs

Publié le par CasaNostra

Le dessinateur Luc Monnerais réagit à sa manière à la dramatique actualité.

Des taille-crayons contre des Kalachnikovs

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