Terre du Noir vous conseille La Nuit Mac Orlan

Publié le par CasaNostra

Le blog Terre du Noir nous parle de sa Nuit Mac Orlan !

Marin arrive à Brest pour y rencontrer un bouquiniste qui posséderait un manuscrit inédit de Pierre Mac Orlan, l'auteur du célèbre Le Quai des brumes. Bientôt, il se retrouve en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d'un puzzle diabolique.

Zoom sur une BD. J'avais découvert le dessinateur Briac grâce à Armen, publiée en 2008 aux éditions Télégramme. Aujourd'hui, c'est avec La nuit Mac Orlan que je poursuis mon exploration.

Briac s'est associé à Arnaud Le Gouëfflec pour créer ce one-shot singulier et sombre.

L'histoire ? Marin est un éternel thésard qui traîne pour finir son travail sur l'écrivain Mac Orlan. Un jour, il est appelé par un bouquiniste de Brest qui prétend être en possession d'un manuscrit inconnu de Mac Orlan. Piqué au vif, Marin s'en va donc à Brest rencontrer ce curieux bonhomme mais sitôt arrivé, il est assommé.

Je n'en dirai pas plus et laisserai au lecteur la joie de découvrir la fin de ce récit.

Je ne suis pas connaisseur ni de BD ni de Mac Orlan. Cependant, ce livre est passionnant. Le récit se déroule en une nuit qui paraît ne jamais finir. D'ailleurs, Marin ne demande t-il pas : "Il fait toujours nuit dans cette ville ?"

Le scénario de Le Gouëfflec est précis et sans fioriture. Les discours touchent toujours au but :

"- Il est mort ?

- Sûrement plus que nous..."

Je dois avouer que celle-là, j'ai adoré !

Tout au long du récit, on navigue entre le réel et le fantastique, ne sachant pas vraiment lequel va prendre le dessus sur l'autre. Comme pour perdre aussi le lecteur dans cet univers bien particulier. Je suppose que les amateurs de Mac Orlan prendront beaucoup de plaisir à la lecture de cette "nuit" mais les novices, comme moi, ne sont pas en reste également.

Le dessin. Parlons du dessin maintenant. Je vous l'ai dit plus haut, j'avais découvert le style de Briac avec Armen, l'histoire du célèbre phare breton pendant la seconde guerre mondiale m'avait accroché. Plus encore, les dessins de l'artiste. Comme pour les tableaux de maître, je préfère nettement les styles dépouillés que les reproductions parfaites d'un personnage ou d'un paysage. Et avec Briac, je suis servi ! Tout comme le scénario, le dessin ne s'encombre pas de détail. Décors et personnages sont dépouillés mais cela confère à la BD une force et une originalité certaine. Certaine planche de la BD pourraient aisément trouver leur place sur un mur tant elles ressemblent à des tableaux.

Quelque chose qui est facilement identifiable et ça, c'est plutôt une excellente chose dans un monde où la tendance est plutôt à l'uniformité et l'aseptisation de tout ce qui nous entoure. Enfin deux auteurs qui osent prendre la tangente pour s'éclater dans ce qu'ils font !

Ah oui, avant de finir : Les personnages sont très bien travaillés. Aussi bien au niveau de l'écriture que du dessin. Ce sont de VRAIS personnages, avec un vrai physique chacun, une vraie personnalité et ça s'est typique d'un bon roman noir.

Enfin, le clin d'œil de la dernière planche est génial.

 

 

 

Terre du Noir vous conseille La Nuit Mac Orlan

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Les bonnes ondes de Greg Bod

Publié le par CasaNostra

Louons Greg Bod, car avec lui la curiosité n'est plus un vilain défaut !

Animé du goût des autres, passionné de vidéo, de musique, de photographie, de littérature et d'histoire, l'animateur du Cabinet des curiosités sur Radio U (101.1), se fait passeur. Et comme les grandes et belles choses ne se font jamais seul, il est épaulé dans sa création radiophonique par Dave Le Monocle et Matthieu Dufour.

Retrouvez les sept émissions qu'il nous propose autour de La Nuit Mac Orlan. On y entend Arnaud Le Gouëfflec, Briac, Pierre Mac Orlan, et Lionel Durand du collectif Sixto.

 

Les bonnes ondes de Greg Bod

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Briac et Le Gouëfflec dans la nuit Mac Orlan

Publié le par CasaNostra

Gérard Alle a signé une chronique de La Nuit Mac Orlan dans le dernier numéro de Pages de Bretagne, revue professionnelle éditée par Livre et Lecture en Bretagne.

 

« Avec Briac, ça fait un moment qu’on avait envie de travailler ensemble. » Ici, c’est la complicité entre le scénariste, Arnaud Le Gouëfflec, et le dessinateur, Briac, qui est le point de départ du projet. Comme souvent. Quant au sujet… « Sophie Laot, grande spécialiste de Mac Orlan, m’en parlait tout le temps, se souvient Arnaud. Elle me donnait des livres à lire. À force, je me suis pris au jeu. » Pour le scénariste, ce qui saute aux yeux, en premier lieu, c’est le personnage aux multiples facettes, auteur de chansons, de romans, de photographies, touche-à-tout, comme lui… « C’est même un précurseur de la BD, avec son camarade Gus Bofa, qui lui aurait conseillé d’arrêter la peinture et a fait de lui, dans leurs productions communes, une sorte d’ancêtre du scénariste de bande dessinée. » Et puis, il y a l’ambiance portuaire du film Le Quai des brumes. Il y a aussi la présence de Brest dans l’œuvre de Mac Orlan, cette ville qui colle tant à la peau d’Arnaud. Finalement, il a dégotté les œuvres complètes de Mac Orlan d’occasion. « Je ne dis pas que j’ai tout lu. Mais les acheter, c’est accomplir une sorte de geste rituel ; c’est totémique. Cet homme était complètement barré, hanté par des thèmes récurrents qui m’ont servi à écrire cette histoire : la lanterne, le marin, le cabaret, les squelettes, la brume, et, surtout, la nuit. » Plutôt que pour une biographie ou une adaptation, les auteurs ont opté pour une plongée dans le Brest d’aujourd’hui, où un étudiant vient faire des recherches dans le but d’en finir avec sa thèse sur Mac Orlan. Un bouquiniste brestois lui a parlé d’un manuscrit inédit. Brest sert de décor, comme dans les livres de Mac Orlan.

Le style expressionniste de Briac, lui aussi grand amoureux de la cité du Ponant et lecteur de Mac Orlan, sert à merveille cette ambiance, par une peinture épaisse, d’où émergent les personnages, comme englués dans le jus âcre et acrylique de la nuit brestoise. On pressent que les auteurs ont dû y tremper, eux aussi, plus d’une fois, plumes et pinceaux, et peut-être bien corps et âme.

 

Quelle ambiance au port de Commerce !

Quelle ambiance au port de Commerce !

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Exposition La Nuit Mac Orlan

Publié le par CasaNostra

Du 8 septembre au 18 octobre la MJC/MPT de l'Harteloire organise l'exposition de planches originales issues de l'album de bande dessinée La Nuit Mac Orlan de Arnaud Le Gouëfflec et Briac, paru aux éditions Sixto.

Le vernissage, qui se fera le vendredi 26 septembre à 18h30, sera précédé d’une rencontre-dédicace à partir de 16h30.

La Nuit Mac Orlan
Marin, un universitaire spécialiste de Pierre Mac Orlan, arrive à Brest pour y rencontrer un curieux bouquiniste qui doit lui communiquer un manuscrit inédit de l’écrivain. Bientôt, il se retrouve en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d’un puzzle diabolique.
L’aventure emprunte aux thèmes de l’œuvre de Pierre Mac Orlan : une femme tentatrice, un bourreau, la mer, le monde de la nuit, quelques squelettes phosphorescents, un pirate... Marin est-il devenu un personnage de roman ? Est-ce un tour de son imagination ou une terrible machination ?

Affiche de l'exposition

Affiche de l'exposition

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La Nuit Mac Orlan dans les pages d'Armen

Publié le par CasaNostra

Où il est question d'une bande dessinée qui nous mène à Kerouac, Genet, Hadenge, Carn et Gloaguen. La classe !

 

Que savons-nous de Pierre Mac-Orlan, qui ne s'appelait même pas vraiment ainsi ? À vrai dire peu de choses. Nous colportons toujours les mêmes anecdotes pauvres : jeune, il aurait vécu à Brest, laquelle lui aurait inspiré le texte de la chanson Fanny de Laninon, les romans L'Ancre de miséricorde et Le Quai des brumes, la nouvelle Port d'eaux mortes. Au mieux, nous nous souvenons encore de sa juste évocation de la Penfeld au sein de Villes, l'un de ses derniers ouvrages : « Les vedettes parcourent ses eaux calmes ; des remorqueurs tracent dans ses eaux sombres des sillons de charrues laborieuses, les destroyers se groupent autour de leur horloge commune. »

La lecture de La Nuit Mac Orlan, superbe BD d'Arnaud Le Gouëfflec et Briac, ne nous en apprendra guère plus d'un strict point de vue bioblibliographique, mais elle nous plongera d'emblée, et pour nos délices, dans la manière palpitante de l'écrivain qui considérait que « l'aventure n'existe pas. Elle est dans l'esprit de celui qui la poursuit, et dès qu'il peut la toucher du doigt, elle s'évanouit pour renaître bien plus loin, sous une autre forme, aux limites de l'imagination. » L'imagination d'Arnaud Le Gouëfflec, elle, n'a pas de limites : elle le mène à créer une palpitante histoire noire, qui conduit son héros, Marin, venu à Brest sur les traces de l'ultime manuscrit inédit de Mac Orlan, dans les lieux les plus interlopes du Ponant. Ce « Brest mythologique » nous séduit infiniment : c'est celui de Mac Orlan bien entendu, mais aussi, en creux, celui de Genet, de Kerouac, de Philippe S. Hadenge, d'Hervé Carn ou d'Alexis Gloaguen. Surtout, c'est le nôtre, tel exactement que toujours nous le rêvons quand nous remontons sous la pluie bleue l'escalier à double volée qui mène du port au cours Dajot ou quand nous longeons les murs hérissés de tessons de l'enceinte de la prison de Pontaniou. Les planches de Briac, pétries de toutes les déclinaisons du noir et du gris, mais aussi des rouges et des verts éclatants – rappel obstiné des bouées bâbord et tribord qui balisent l'entrée vers les bassins et les docks - rendent à la ville ainsi magnifiée sa plus belle justice. Splendeur de ses grues et de ses trams, des hautes tours carrées de sa gare et de son monument américain, de ses ponts et de ses places. Le lettrage sensible et précis de Philippe Marlu, artiste complet qui évolue dans le même univers mental que Le Gouëfflec et Briac (que l'on songe seulement à sa chanson « Jésus la Caille » inspirée du roman éponyme de Francis Carco), parachève ce petit bijou.

Alain-Gabriel Monot, Armen

 

La Nuit Mac Orlan dans les pages d'Armen

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Pour le magazine Casemate La Nuit Mac Orlan est magique

Publié le par CasaNostra

Dans son dernier numéro, l'équipe de Casemate dit tout le bien qu'elle pense de La Nuit Mac Orlan.

Comment attirer à Brest un fondu de l'écrivain Mac Orlan ? En lui faisant miroiter un roman inconnu de l'auteur de Quai des Brumes. Marin le Parisien se rendra donc à Brest où il se fera assommer comme un vulgaire Nestor Burma. Le jeu de piste, dans les ombres et les obsessions de l'écrivain disparu, pourra commencer. Magique.

Marguerite est colère

Marguerite est colère

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Les libraires sont des noctambules en puissance

Publié le par CasaNostra

Les libraires aiment La Nuit ! Depuis mai et la parution de La Nuit Mac Orlan les retours des libraires sont dithyrambiques. Pour exemple, l'avis de Gurvan, libraire à la Librairie de Port Maria à Quiberon et à L'Ancre de Miséricorde à Carnac.

 

« Qui est Marin pour être entraîné si loin dans cet engrenage machiavélique ? Lui le spécialiste de Mac Orlan sera tour à tour lecteur et personnage d'une pièce qui le dépasse. Une mise en abîme vertigineuse où la fiction devient réalité.

Avec son graphisme sombre et glaçant, avec son scénario implacable, noir et cruel, Le Gouëfflec et Briac nous offrent une oeuvre superbe, un des plus beaux hommages de la bande dessinée à la littérature. »

Gurvan

 

Retrouvez Briac ce week-end lors du salon du livre de Carnac, Mots et marées.

Les libraires sont des noctambules en puissance

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Briac invité de la première édition de Mots et marées à Carnac

Publié le par CasaNostra

 

Les 26 et 27 juillet, le premier salon du livre Mots et marées à Carnac vous invite à venir à la rencontre de l'auteur de bande dessinée Briac pour la sortie de son nouvel album, La Nuit Mac Orlan.

Marin, un universitaire spécialiste de Pierre Mac Orlan, arrive à Brest pour y rencontrer un curieux bouquiniste qui doit lui communiquer un manuscrit inédit de l'écrivain. Bientôt, il se retrouve en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d'un puzzle diabolique. Marin est-il devenu un personnage de roman ? Est-ce un tour de son imagination ou une terrible machination ?

L'album est scénarisé par Arnaud Le Gouëfflec. L'étiquette de touche-à-tout lui colle à la peau. Auteur de romans, pièces, chansons et scénarios (musicien, professeur de français...), il multiplie les collaborations. En BD, il signe avec Obion le remarqué Vilebrequin qui remporte le Prix Jeunesse France Télévisions 2009. Avec Olivier Balez, il publie Topless, Le Chanteur sans nom, puis J'aurai ta peau Dominique A. Dans son univers surréaliste, les thèmes du masque, du fantastique niché dans le quotidien ou de l'art magique de la dissimulation reviennent en leitmotive.

Un trait puissant, noir. Des couleurs vibrantes qui vous plongent dans l'âme tourmentée de ses héros. Lauréat du Prix Jeune Auteur au festival Quai des Bulles en 1998, Briac a depuis publié Armen, Les gens du Lao Tseu, et a participé à l'album collectif Quais divers, co-édité par les Éditions sixto et SNCF. Lui qui travaille à l'encre et à la peinture acryliques, trouve son inspiration chez des peintres tels que Schiele, Munch ou Bacon, mais aussi dans l'expressionnisme du cinéma allemand des années.

 

 

 

 

Briac en pleine dédicace.

Briac en pleine dédicace.

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La petite maison d'édition Sixto ne broie pas du noir

Publié le par CasaNostra

Installée à Nantes, Brest et Rennes depuis 2011, elle est spécialisée dans le roman et la BD polar. Avec huit titres à son catalogue, Sixto a choisi la qualité.

Tout commence en 2011 pour Sixto, petite maison d'édition installée à Rennes, Nantes et Brest et spécialisée dans le polar et la bande dessinée noire. Lors des Folles journées, rendez-vous nantais dédié à la musique classique, l'écrivain de polars Jean-Pierre Bathany anime des groupes d'écriture et mène un travail avec des illustrateurs pour nourrir un journal gratuit, publié pendant le festival. Il rencontre Lionel Durand, amateur de bande dessinée et de livres et trois autres personnes. L'idée de lancer une petite maison d'édition indépendante est née. Les six décident de s'associer.

Ils ouvrent leur catalogue avec la collection de BD polar « Casa Nostra » et publient leur premier album, L'Ange noir. « Nous avons tous une activité salariée par ailleurs, confie Lionel Durand. Nous assurons la diffusion et la distribution nous-mêmes, sans intermédiaire, directement auprès des libraires avec qui c'est possible et dans des salons comme le Chien jaune. »

Bigouden d'origine, cet éditeur âgé de 40 ans a grandi à Plonéour-Lanvern, avant de s'installer à Brest, où il réside désormais. « Être présent dans plusieurs villes facilite la distribution maison », reconnaît l'éditeur. Amateur de bande dessinée à la base, c'est sur le tard que Lionel Durand a goûté au polar. Une licence d'histoire et un master d'ethnologie en poche, il décide de suivre un autre master pour se former aux métiers du livre.

Samedi, l'éditeur sera présent au festival du Chien jaune, où le public pourra rencontrer Arnaud Le Gouëfflec et Briac pour La Nuit Mac Orlan (pages Finistère d'Ouest-France de mercredi), mais aussi l'auteur Sandra Martineau, dont Les Blessures du silence fut le premier roman publié par Sixto. Depuis, la petite maison a édité huit titres, dont deux romans et six bandes dessinées. « C'est une première publication pour la plupart des auteurs », constate Lionel Durand.

En 2013, ils lancent Le Cercle, une collection de romans noirs. Et dans les prochains mois, Sixto a plusieurs projets dans les cartons. Dont Le coeur nu des hommes, une réécriture en BD, dessinée par Lambda, du roman d'anticipation de Bernard Garel, Mines flottantes (Ramsay, 1999, prix du roman de la Ville de Carhaix en 2001). Mais aussi À marée haute, une fiction sur la maladie d'Alzheimer, scénarisée par Aurélien Boulé et mise en image par Paulette Taecke.

« Les auteurs Luc Monnerais et Olivier Keraval préparent aussi une BD historique sur la vie d'Hélène Jégado, célèbre empoisonneuse bretonne du XIXe siècle... On a peu de titres mais on essaie d'être dans le qualitatif. Au début, on avait peu de propositions mais ça commence à changer, se réjouit Lionel Durand. On est optimistes, même si on est confrontés à deux problèmes majeurs : le temps que cela prend sur notre vie personnelle, les soirées, les week-ends et les vacances. Et la diffusion, que nous assurons nous-même. » Sixto éditions est un artisan du livre. Un orfèvre qui n'est pas près de broyer du noir.

Pierre Fontanier, Ouest-France

Lionel Durand, l'un des cinq associés de la maison d'édition Sixto, spécialisée dans le polar et la BD noire, sera présent samedi avec des auteurs au festival du Chien Jaune.

Lionel Durand, l'un des cinq associés de la maison d'édition Sixto, spécialisée dans le polar et la BD noire, sera présent samedi avec des auteurs au festival du Chien Jaune.

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Le Chien Jaune mord aussi dans la BD bretonne

Publié le par CasaNostra

Briac et Arnaud Le Gouëfflec, auteurs de La Nuit Mac Orlan, une pépite de BD, sont à Concarneau ce week-end.

Brest et ses nuits d’ivresse furent l’un des terrains de jeu de Pierre Mac Orlan, écrivain à l’univers peuplé de flibustiers. Lorsque Briac, dessinateur de BD, propose le projet au prolifique et très éclectique scénariste et écrivain de romans noirs brestois Arnaud Le Gouëfflec, cela ne pouvait que déboucher sur une pépite du neuvième art.

C’est justement au festival du Chien jaune de Concarneau qu’est née l’idée de cette bande dessinée. « On voulait faire une BD qui parle de Brest : nous avons, Briac et moi, la même obsession de cette ville », raconte Arnaud Le Gouëfflec, une flamme dans les yeux. Résultat : un magnifique album édité début mai par Sixto éditions, petite maison bretonne à cheval sur Brest et Nantes. Le dessin explose la case, agrémenté du lettrage soigné de Philippe Marlu. Le travail de Briac à l’encre et à la peinture offre un rendu pictural étonnant. « Brest est un bon endroit pour voir des marins se donner des coups de couteau, la nuit dans une rue sans lumière », reconnaît le scénariste. La Nuit Mac Orlan reprend les thèmes chers à Mac Orlan (la nuit, la lanterne, le marin, le cabaret…) et des clins d’oeil à Stevenson. Les deux compères travaillent désormais sur Méridien, une expédition scientifique au XVIIIe siècle à l’Équateur : « Une BD en costumes » sourit Arnaud Le Gouëfflec. Le mieux est de venir en parler avec eux, ce weekend à Concarneau.

Pierre Fontanier, Ouest-France

 

Ce jeudi, soirée d’ouverture du festival du Chien jaune au Cinéville de Concarneau, projection des 7 courts-métrages sélectionnés pour le Prix SNCF du Polar 2014. Gratuit. Vendredi 18 au dimanche 20 juillet, 20e édition, « Le Chien Jaune se fait cuisiner : polar & gastronomie ».

 

Arnaud le Gouëfflec et Briac, deux auteurs talentueux, et facétieux...

Arnaud le Gouëfflec et Briac, deux auteurs talentueux, et facétieux...

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