Pour le magazine Casemate La Nuit Mac Orlan est magique

Publié le par CasaNostra

Dans son dernier numéro, l'équipe de Casemate dit tout le bien qu'elle pense de La Nuit Mac Orlan.

Comment attirer à Brest un fondu de l'écrivain Mac Orlan ? En lui faisant miroiter un roman inconnu de l'auteur de Quai des Brumes. Marin le Parisien se rendra donc à Brest où il se fera assommer comme un vulgaire Nestor Burma. Le jeu de piste, dans les ombres et les obsessions de l'écrivain disparu, pourra commencer. Magique.

Marguerite est colère

Marguerite est colère

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Les libraires sont des noctambules en puissance

Publié le par CasaNostra

Les libraires aiment La Nuit ! Depuis mai et la parution de La Nuit Mac Orlan les retours des libraires sont dithyrambiques. Pour exemple, l'avis de Gurvan, libraire à la Librairie de Port Maria à Quiberon et à L'Ancre de Miséricorde à Carnac.

 

« Qui est Marin pour être entraîné si loin dans cet engrenage machiavélique ? Lui le spécialiste de Mac Orlan sera tour à tour lecteur et personnage d'une pièce qui le dépasse. Une mise en abîme vertigineuse où la fiction devient réalité.

Avec son graphisme sombre et glaçant, avec son scénario implacable, noir et cruel, Le Gouëfflec et Briac nous offrent une oeuvre superbe, un des plus beaux hommages de la bande dessinée à la littérature. »

Gurvan

 

Retrouvez Briac ce week-end lors du salon du livre de Carnac, Mots et marées.

Les libraires sont des noctambules en puissance

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Briac invité de la première édition de Mots et marées à Carnac

Publié le par CasaNostra

 

Les 26 et 27 juillet, le premier salon du livre Mots et marées à Carnac vous invite à venir à la rencontre de l'auteur de bande dessinée Briac pour la sortie de son nouvel album, La Nuit Mac Orlan.

Marin, un universitaire spécialiste de Pierre Mac Orlan, arrive à Brest pour y rencontrer un curieux bouquiniste qui doit lui communiquer un manuscrit inédit de l'écrivain. Bientôt, il se retrouve en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d'un puzzle diabolique. Marin est-il devenu un personnage de roman ? Est-ce un tour de son imagination ou une terrible machination ?

L'album est scénarisé par Arnaud Le Gouëfflec. L'étiquette de touche-à-tout lui colle à la peau. Auteur de romans, pièces, chansons et scénarios (musicien, professeur de français...), il multiplie les collaborations. En BD, il signe avec Obion le remarqué Vilebrequin qui remporte le Prix Jeunesse France Télévisions 2009. Avec Olivier Balez, il publie Topless, Le Chanteur sans nom, puis J'aurai ta peau Dominique A. Dans son univers surréaliste, les thèmes du masque, du fantastique niché dans le quotidien ou de l'art magique de la dissimulation reviennent en leitmotive.

Un trait puissant, noir. Des couleurs vibrantes qui vous plongent dans l'âme tourmentée de ses héros. Lauréat du Prix Jeune Auteur au festival Quai des Bulles en 1998, Briac a depuis publié Armen, Les gens du Lao Tseu, et a participé à l'album collectif Quais divers, co-édité par les Éditions sixto et SNCF. Lui qui travaille à l'encre et à la peinture acryliques, trouve son inspiration chez des peintres tels que Schiele, Munch ou Bacon, mais aussi dans l'expressionnisme du cinéma allemand des années.

 

 

 

 

Briac en pleine dédicace.

Briac en pleine dédicace.

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La petite maison d'édition Sixto ne broie pas du noir

Publié le par CasaNostra

Installée à Nantes, Brest et Rennes depuis 2011, elle est spécialisée dans le roman et la BD polar. Avec huit titres à son catalogue, Sixto a choisi la qualité.

Tout commence en 2011 pour Sixto, petite maison d'édition installée à Rennes, Nantes et Brest et spécialisée dans le polar et la bande dessinée noire. Lors des Folles journées, rendez-vous nantais dédié à la musique classique, l'écrivain de polars Jean-Pierre Bathany anime des groupes d'écriture et mène un travail avec des illustrateurs pour nourrir un journal gratuit, publié pendant le festival. Il rencontre Lionel Durand, amateur de bande dessinée et de livres et trois autres personnes. L'idée de lancer une petite maison d'édition indépendante est née. Les six décident de s'associer.

Ils ouvrent leur catalogue avec la collection de BD polar « Casa Nostra » et publient leur premier album, L'Ange noir. « Nous avons tous une activité salariée par ailleurs, confie Lionel Durand. Nous assurons la diffusion et la distribution nous-mêmes, sans intermédiaire, directement auprès des libraires avec qui c'est possible et dans des salons comme le Chien jaune. »

Bigouden d'origine, cet éditeur âgé de 40 ans a grandi à Plonéour-Lanvern, avant de s'installer à Brest, où il réside désormais. « Être présent dans plusieurs villes facilite la distribution maison », reconnaît l'éditeur. Amateur de bande dessinée à la base, c'est sur le tard que Lionel Durand a goûté au polar. Une licence d'histoire et un master d'ethnologie en poche, il décide de suivre un autre master pour se former aux métiers du livre.

Samedi, l'éditeur sera présent au festival du Chien jaune, où le public pourra rencontrer Arnaud Le Gouëfflec et Briac pour La Nuit Mac Orlan (pages Finistère d'Ouest-France de mercredi), mais aussi l'auteur Sandra Martineau, dont Les Blessures du silence fut le premier roman publié par Sixto. Depuis, la petite maison a édité huit titres, dont deux romans et six bandes dessinées. « C'est une première publication pour la plupart des auteurs », constate Lionel Durand.

En 2013, ils lancent Le Cercle, une collection de romans noirs. Et dans les prochains mois, Sixto a plusieurs projets dans les cartons. Dont Le coeur nu des hommes, une réécriture en BD, dessinée par Lambda, du roman d'anticipation de Bernard Garel, Mines flottantes (Ramsay, 1999, prix du roman de la Ville de Carhaix en 2001). Mais aussi À marée haute, une fiction sur la maladie d'Alzheimer, scénarisée par Aurélien Boulé et mise en image par Paulette Taecke.

« Les auteurs Luc Monnerais et Olivier Keraval préparent aussi une BD historique sur la vie d'Hélène Jégado, célèbre empoisonneuse bretonne du XIXe siècle... On a peu de titres mais on essaie d'être dans le qualitatif. Au début, on avait peu de propositions mais ça commence à changer, se réjouit Lionel Durand. On est optimistes, même si on est confrontés à deux problèmes majeurs : le temps que cela prend sur notre vie personnelle, les soirées, les week-ends et les vacances. Et la diffusion, que nous assurons nous-même. » Sixto éditions est un artisan du livre. Un orfèvre qui n'est pas près de broyer du noir.

Pierre Fontanier, Ouest-France

Lionel Durand, l'un des cinq associés de la maison d'édition Sixto, spécialisée dans le polar et la BD noire, sera présent samedi avec des auteurs au festival du Chien Jaune.

Lionel Durand, l'un des cinq associés de la maison d'édition Sixto, spécialisée dans le polar et la BD noire, sera présent samedi avec des auteurs au festival du Chien Jaune.

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Le Chien Jaune mord aussi dans la BD bretonne

Publié le par CasaNostra

Briac et Arnaud Le Gouëfflec, auteurs de La Nuit Mac Orlan, une pépite de BD, sont à Concarneau ce week-end.

Brest et ses nuits d’ivresse furent l’un des terrains de jeu de Pierre Mac Orlan, écrivain à l’univers peuplé de flibustiers. Lorsque Briac, dessinateur de BD, propose le projet au prolifique et très éclectique scénariste et écrivain de romans noirs brestois Arnaud Le Gouëfflec, cela ne pouvait que déboucher sur une pépite du neuvième art.

C’est justement au festival du Chien jaune de Concarneau qu’est née l’idée de cette bande dessinée. « On voulait faire une BD qui parle de Brest : nous avons, Briac et moi, la même obsession de cette ville », raconte Arnaud Le Gouëfflec, une flamme dans les yeux. Résultat : un magnifique album édité début mai par Sixto éditions, petite maison bretonne à cheval sur Brest et Nantes. Le dessin explose la case, agrémenté du lettrage soigné de Philippe Marlu. Le travail de Briac à l’encre et à la peinture offre un rendu pictural étonnant. « Brest est un bon endroit pour voir des marins se donner des coups de couteau, la nuit dans une rue sans lumière », reconnaît le scénariste. La Nuit Mac Orlan reprend les thèmes chers à Mac Orlan (la nuit, la lanterne, le marin, le cabaret…) et des clins d’oeil à Stevenson. Les deux compères travaillent désormais sur Méridien, une expédition scientifique au XVIIIe siècle à l’Équateur : « Une BD en costumes » sourit Arnaud Le Gouëfflec. Le mieux est de venir en parler avec eux, ce weekend à Concarneau.

Pierre Fontanier, Ouest-France

 

Ce jeudi, soirée d’ouverture du festival du Chien jaune au Cinéville de Concarneau, projection des 7 courts-métrages sélectionnés pour le Prix SNCF du Polar 2014. Gratuit. Vendredi 18 au dimanche 20 juillet, 20e édition, « Le Chien Jaune se fait cuisiner : polar & gastronomie ».

 

Arnaud le Gouëfflec et Briac, deux auteurs talentueux, et facétieux...

Arnaud le Gouëfflec et Briac, deux auteurs talentueux, et facétieux...

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Le Chien Jaune se fait cuisiner !

Publié le par CasaNostra

Le Chien Jaune vous donne rendez-vous Quai d’Aiguillon à Concarneau du vendredi 18 au dimanche 20 juillet pour la 20e édition de son festival.

La thématique annoncée cette année devrait régaler les gourmands mais aussi les gourmets, Le Chien Jaune se fait cuisiner : polar & gastronomie !

Au menu, notamment, des auteurs des éditions Sixto, Sandra Martineau, Cyrille Launais, Arnaud Le Gouëfflec et Briac, qui ont décidé de se mettre à table...

A vendredi !

 

 

 

Le programme du festival du Chien Jaune

http://www.lechienjaune.fr/

L'affiche du festival illustrée par Guillaume Delacour

L'affiche du festival illustrée par Guillaume Delacour

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La Nuit Mac Orlan sur la Planète BD

Publié le par CasaNostra

Planète BD vous recommande la lecture de La Nuit Mac Orlan !

Marin, étudiant qui rédige une thèse sur Mac Orlan, va à la rencontre d’un bouquiniste qui aurait un ouvrage inédit du romancier. Une cavalcade nocturne au cœur de Brest mise en peinture de magistrale manière.

L'histoire : Sous une pluie battante, un TGV arrive en gare de Brest. A son bord, Marin, un étudiant en thèse de lettres, débarque pour rencontrer Léon, un bouquiniste avec qui il a conversé sur Internet. Le commerçant aurait en sa possession un ouvrage clandestin de Mac Orlan. Ce livre, selon le bouquiniste, apporterait des réponses aux questions que poserait l’œuvre du célèbre romancier. Inédit, il serait idéal pour nourrir une thèse. En contrepartie, Léon demande à Marin une copie de son travail de recherche. Pendant que le bouquiniste est parti chercher dans ses étagères l’ouvrage tant convoité, Marin, qui connaît bien l’œuvre de Mac Orlan, lui livre les doutes qu’il a pu avoir sur l’existence et l’authenticité de ce manuscrit inédit. A peine cette confession livrée, l’étudiant reçoit un violent choc derrière la tête…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Connaissez-vous Pierre Mac Orlan ? C’est un auteur artiste du XXème siècle : poète, peintre, parolier, romancier et notamment écrivain de Quai des brumes. Ses aventures imaginaires se déroulent souvent dans des ports peuplés de marins de passage et de filles accueillantes. La ville de Brest tient une place de choix dans son œuvre. Il n’est donc pas surprenant que deux auteurs bretons, Arnaud Le Gouëfflec (J’aurai ta peau, Dominique A, Vilebrequin) au scénario et Briac au dessin, lui rendent un bel hommage. Marin, cet étudiant parisien qui débarque au bout du monde se retrouve à errer de nuit dans les rues brumeuses de Brest à la recherche de la thèse qu’on lui a volé. Aidé de Teuz, un artiste marginal, Marin retrouve Léon assassiné dans sa boutique avec, à la main, une mystérieuse carte. Rapidement les 2 acolytes ont la police aux trousses et sont accusés de meurtre. Cette cavale et cette chasse au trésor nocturne dans les rues brestoises confèrent à cette histoire une atmosphère surréaliste et énigmatique. Les références à Mac Orlan sont évidemment nombreuses et donnent envie d’en connaître davantage sur ses romans. Même si l’histoire se déroule dans la pénombre, ceux qui connaissent Brest pourront aisément reconnaître quelques lieux incontournables. Le dessin au trait épais de Briac, qui associe encre et peinture directe avec des couleurs sombres, colle parfaitement à cette aventure crépusculaire dans une ville dont la réputation du climat n’est plus à faire. Cet album est une mise en abyme très réussie de l’œuvre de Mac Orlan.

Jean-Michel Baclet

La Nuit Mac Orlan sur la Planète BD

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La Cause Littéraire vous conseille La Nuit Mac Orlan

Publié le par CasaNostra

La Cause Littéraire a pris goût à l'aventureuse Nuit brestoise et le dit haut et fort.

L’œuvre de Mac Orlan a déjà donné lieu à plusieurs belles adaptations en bande dessinée : À bord de l’Etoile Matutine par Riff Reb’s, Roi Rose de David B. ou La Cavalière Elsa par Jean Cubaud notamment. Les auteurs de La Nuit Mac Orlan ont fait le choix courageux d’imaginer une intrigue originale, nous plongeant au cœur de l’univers de l’écrivain, à travers ses lieux et ses thèmes de prédilection. À la fois hommage et création, cet ouvrage révèle toute la modernité d’un auteur à redécouvrir et la puissance du neuvième art.

Le personnage principal, Marin – prénom rêvé pour un spécialiste du vieux Mac –, se rend à Brest pour sa thèse. Il doit y rencontrer un libraire qui prétend détenir un trésor inestimable, un inédit de l’écrivain, L’Amiral Bamboche. Poursuivi par ses propres démons, Marin va se retrouver plongé dans une intrigue policière et fantastique dont il devient le héros bien malgré lui. Cette nuit semble éveiller tous les fantômes de l’œuvre de Mac Orlan et ses personnages s’incarnent dans une Brest brumeuse et inquiétante : un commissaire fou régnant sur la ville, des pirates et des squelettes, une Marguerite ô combien séduisante et dangereuse, des êtres marginaux comme le peintre Teuz…

Si l’œuvre de Mac Orlan utilise finalement peu le cadre brestois, Briac et Le Gouëfflec offrent à leur ville un véritable écrin, à travers une intrigue que n’aurait pas reniée l’écrivain, et des images sublimes, véritables toiles expressionnistes. Le travail de Briac s’impose avec force et déploie une technique assurée : le trait épais et flouté révélant la trame, les couleurs vives se détachant des ambiances sombres, les subtils jeux de lumière, font de Brest plus qu’un décor, mais bel et bien l’élément essentiel de l’intrigue, personnage parmi les personnages. Comme si les quartiers perdus gardaient encore la trace d’une ambiance propre à la ville elle-même. Chaque scène possède son ambiance, sa couleur dominante, signalant habilement les étapes de cette nuit d’aventures.

Le scénario passe d’un genre à l’autre et les associe en explorant les différentes facettes de l’œuvre du romancier. Les références sont nombreuses et bien amenées ; certains passages quelque peu didactiques seront les bienvenus pour les lecteurs qui découvrent l’écrivain. Les noms de lieux, la carte au trésor, la fête d’Halloween ou la lanterne figurent ainsi parmi les meilleures trouvailles.

La Nuit Mac Orlan est un pari audacieux et une réussite. Après avoir refermé le volume, à défaut de connaître le contenu de l’œuvre inédite, on n’a qu’une envie, c’est d’écouter les chansons si poignantes de Mac Orlan et d’ouvrir un de ses romans afin de partir, en aventurier immobile, à la recherche de ce « fantastique social » qu’il aura recherché et décrit avec tant de talent.

Myriam Bendhif-Syllas

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Briac invité de la librairie Gwalarn

Publié le par CasaNostra

Le samedi 21 juin, la librairie Gwalarn à Lannion vous invite à venir à la rencontre de l'auteur de bande dessinée Briac pour la sortie de son nouvel album, La Nuit Mac Orlan.

Marin, un universitaire spécialiste de Pierre Mac Orlan, arrive à Brest pour y rencontrer un curieux bouquiniste qui doit lui communiquer un manuscrit inédit de l'écrivain. Bientôt, il se retrouve en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d'un puzzle diabolique. Marin est-il devenu un personnage de roman ? Est-ce un tour de son imagination ou une terrible machination ?

L'album est scénarisé par Arnaud Le Gouëfflec. L'étiquette de touche-à-tout lui colle à la peau. Auteur de romans, pièces, chansons et scénarios (musicien, professeur de français...), il multiplie les collaborations. En BD, il signe avec Obion le remarqué Vilebrequin qui remporte le Prix Jeunesse France Télévisions 2009. Avec Olivier Balez, il publie Topless, Le Chanteur sans nom, puis J'aurai ta peau Dominique A. Dans son univers surréaliste, les thèmes du masque, du fantastique niché dans le quotidien ou de l'art magique de la dissimulation reviennent en leitmotive.

Un trait puissant, noir. Des couleurs vibrantes qui vous plongent dans l'âme tourmentée de ses héros. Lauréat du Prix Jeune Auteur au festival Quai des Bulles en 1998, Briac a depuis publié Armen, Les gens du Lao Tseu, et a participé à l'album collectif Quais divers, co-édité par les Éditions sixto et SNCF. Lui qui travaille à l'encre et à la peinture acryliques, trouve son inspiration chez des peintres tels que Schiele, Munch ou Bacon, mais aussi dans l'expressionnisme du cinéma allemand des années 30.

A jeudi, à partir de 15 heures !

Crédit : Brieg Haslé-Le gall

Crédit : Brieg Haslé-Le gall

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La Nuit et les noctambules de Mauvais genres

Publié le par CasaNostra

Les noctambules de Mauvais genre en rade de Brest ont beaucoup aimé La Nuit Mac Orlan et nous le disent.

 

Dès que j'ai ouvert La Nuit Mac Orlan, le dessin et la couleur de Briac m'ont tout de suite sauté aux yeux : du beau dessin, avec des expressions, des détails, des visages bien achevés. Et de la couleur chaude : du rouge, de l'orange. Mais le tout baigné de noir tant les cases sont striées d'une petite pluie de minces points sombres. Une pluie qui va comme un gant à la ville de Brest, diraient certains esprits limités. Mais c'est plutôt un noir qui embarque carrément dans l'atmosphère sombre de l'histoire. Je pestais, dans une chronique précédente, contre les couleurs artificielles et froides, utilisées dans les BD actuellement. Avec Briac,c'est tout le contraire : on est dans la peinture mise au service de la BD. Merci de nous rendre un dessin de caractère !

Marin, qui a bien du mal à achever sa thèse sur Mac Orlan, débarque à Brest pour prendre connaissance d'un manuscrit inédit, ou plutôt clandestin, de l'auteur : L'Amiral Bamboche. Arrivé chez le bouquiniste, l'étudiant reçoit un coup sur la tête qui va l'entraîner dans la nuit brestoise.

Le scénario, l'oeuvre du génial touche-à-tout Arnaud le Gouëfflec, entraîne le lecteur dans des lieux bien connus des Brestois : depuis la prison de Pontaniou où l'on rencontre un avatar de Paul Bloas (un peintre brestois qui peint de belles silhouettes sur les murs de la ville et dans toute l'Europe) jusqu'à Recouvrance. Des personnages intéressants comme le docteur Problème, Marguerite qui tient une boîte ou encore le commissaire Bourrel (rien à voir avec "Bon dieu mais c'est bien sûr !"). A travers ses gueules et ses lieux, Brest est là, pleine de son caractère mais aussi de l'attachement que l'on peut lui porter.

Un superbe album tant par l'histoire que par les dessins. Une vraie BD de caractère. Un album qui présente Brest autrement que par la quantité de pluie tombée la veille : une ville qui ne se livre qu'à celui qui s'en donne la peine !

Un signe qui ne trompe pas : j'ai déjà offert un exemplaire de La Nuit Mac Orlan à un copain !

Marc Suquet

 

Marin est un passionné. Un passionné de Pierre Mac Orlan, l'écrivain amoureux de Brest, sur lequel il est sur le point d'achever une thèse. Ainsi, quand il reçoit un appel d'un collectionneur brestois lui affirmant avoir un manuscrit inédit de l'auteur du Quai des brumes, Marin saute dans le premier train et file vers l'Ouest, vers Brest. Seulement, les événements s'enchaînent et la nuit tombe sur la ville, transformant ce séjour en mystère fantasmagorique.

Déclaration d'amour à l'écrivain, La Nuit Mac Orlan est une aventure crépusculaire dans les entrailles de Brest. La ville, fidèlement adaptée et servie par de superbes lignes effacées et des couleurs intelligemment appliquées. Bien que l'histoire soit très linéaire et la chasse au trésor trop rapide, on prend plaisir à déambuler sur le port et sur le pont de Recouvrance. Cet album est fait pour les connaisseurs comme pour les novices de Mac Orlan, pour les amoureux de Brest comme pour ses détracteurs. La cité du Ponant prend ici des airs d'une Londres mystérieuse, et nous dévoile sa beauté véritable. A lire.

Alain

La Nuit et les noctambules de Mauvais genres

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